Quelle est l’histoire du film Joker ? Explication & Zoom sur la vie de ce personnage !

| Points essentiels | Précisions |
|---|---|
| 🎭 Arthur Fleck, clown raté dans un Gotham sombre | Souffre d’un trouble neurologique provoquant des rires incontrôlables involontaires |
| 🚇 Basculement violent après une agression dans le métro | Premier meurtre d’employés de Wayne Entreprise, début de transformation |
| 💔 Révélations traumatisantes sur ses origines familiales | Découvre qu’il est adopté et que sa mère l’a laissé maltraiter |
| 📺 Meurtre de Murray Franklin en direct à la télévision | Déclenche des émeutes massives et l’assassinat des parents de Bruce Wayne |
| 🎬 Film récompensé analysant la marginalité sociale | Lion d’Or à Venise et Oscar pour Joaquin Phoenix |
Quand j’ai découvert le Joker de Todd Phillips en 2019, je me souviens m’être dit que ce film allait faire du bruit. Et effectivement, cette œuvre sombre et dérangeante a marqué les esprits bien au-delà du simple film de super-héros.
Pour ceux qui veulent comprendre l’histoire complète de ce personnage devenu culte, je vous propose de plonger dans les méandres psychologiques d’Arthur Fleck et de décortiquer ce qui fait de ce film une expérience cinématographique unique.
Accrochez-vous, parce qu’on va chercher un univers qui n’a rien de joyeux ! 😅
🎭 Arthur Fleck, du clown raté au symbole d’une révolte
L’histoire commence dans un Gotham City des années 1980 particulièrement glauque. Arthur Fleck, incarné par un Joaquin Phoenix qui a perdu 25 kilos pour le rôle (respect !), vit avec sa mère Penny dans un appartement miteux. Ce type rêve de devenir comédien reconnu, mais la vie en a décidé autrement. Il bosse comme clown des rues, se fait régulièrement tabasser par des adolescents, et souffre d’un trouble neurologique qui le fait rire de manière incontrôlable dans les pires moments possibles.
Imaginez la scène : vous êtes dans le métro, stressé, et vous éclatez de rire. Les gens vous regardent comme si vous étiez cinglé. C’est le quotidien d’Arthur. Sa condition neurologique l’isole complètement socialement. Sa mère l’appelle « Happy » et lui répète qu’il est né pour répandre la joie, mais franchement, personne autour de lui ne semble voir les choses comme ça. Il suit des thérapies, prend des médicaments, mais rien n’y fait.
Ce qui me frappe particulièrement, c’est que le film montre parfaitement l’invisibilité sociale. Arthur vit dans sa bulle, s’imagine avoir une relation avec sa voisine Sophie, se projette comme invité vedette dans l’émission de Murray Franklin. Sauf que tout ça n’existe que dans sa tête. Il est tellement désespéré de reconnaissance qu’il se construit un monde imaginaire parallèle.
| Événement déclencheur | Conséquence pour Arthur |
|---|---|
| 😓 Licenciement après l’incident du revolver | Perte de son emploi et de sa thérapie |
| 🚇 Agression dans le métro | Premier meurtre et début de la transformation |
| 💔 Révélations sur sa mère | Destruction de ses repères familiaux |
| 🎤 Humiliation publique par Murray Franklin | Basculement définitif vers le Joker |
Le basculement commence vraiment dans ce métro. Trois employés de Wayne Entreprise le harcèlent, se moquent de son rire. Arthur sort le revolver que son collègue Randall lui avait procuré et les abat tous les trois. C’est son premier acte de violence, celui qui va tout changer. Thomas Wayne, le milliardaire père du futur Batman, condamne ces meurtres et qualifie les criminels de « clowns ». Sans le savoir, il vient de créer un symbole de révolte pour tous les laissés-pour-compte de Gotham.
🔍 Les révélations qui brisent Arthur définitivement
Penny, la mère d’Arthur, lui balance qu’elle aurait eu une liaison avec Thomas Wayne et que celui-ci pourrait être son père. Arthur veut des réponses. Il confronte Wayne qui le rejette violemment et lui assène une vérité encore plus dure. En fouillant dans les dossiers de l’asile d’Arkham, Arthur découvre que sa mère y a séjourné, qu’il a été adopté, et que le conjoint de sa mère l’aurait violenté quand il était enfant.
Voilà ce qui transforme définitivement Arthur en Joker. Toute sa vie repose sur des mensonges. Sa mère, qu’il croyait victime, est en réalité une femme souffrant de troubles mentaux qui l’a laissé se faire maltraiter. Ces révélations le poussent à un acte irréparable : il étouffe Penny avec un oreiller. C’est fini, il n’a plus rien à perdre, plus personne pour qui garder une façade de normalité.
Le film montre comment la société abandonne ses membres les plus fragiles. Les coupes budgétaires privent Arthur de son assistante sociale et de ses médicaments. Personne ne l’écoute vraiment. Lors de ses séances, l’assistante sociale ne fait que remplir des papiers, enfermée dans sa routine bureaucratique. Cette incommunicabilité, je l’ai observée dans plein de situations : chacun reste dans sa bulle, personne ne se parle vraiment.
🎬 L’apothéose meurtrière et ses conséquences sur Gotham
Murray Franklin diffuse une vidéo où Arthur se ridiculise pendant un spectacle de stand-up raté, puis l’invite comme invité d’honneur pour exploiter la farce. Erreur fatale. Arthur se présente en direct, maquillé en Joker, costume rouge flamboyant. Il explique sa vision du monde, dénonce l’hypocrisie de la société, puis abat Murray Franklin devant les caméras et des millions de téléspectateurs.
Ce meurtre en direct devient l’étincelle qui embrase Gotham. Les manifestants portant des masques de clown envahissent les rues. Arthur est arrêté mais libéré par ses admirateurs lors d’une émeute. Il danse sur les marches d’un escalier, acclamé comme un héros par la foule en colère. Pendant ces émeutes, les parents de Bruce Wayne sont assassinés par un manifestant masqué, créant ainsi l’orphelin qui deviendra Batman.
Ce qui est enchantant, c’est que le film laisse planer un doute. Une interprétation suggère qu’Arthur n’est pas le véritable Joker qui affrontera Batman. Dans la suite sortie en 2024, Joker : Folie à deux, Arthur est poignardé à Arkham par un jeune détenu qui se fait ensuite un sourire de Glasgow. Ce jeune, d’une vingtaine d’années, pourrait devenir le vrai Joker, contemporain de Batman. Arthur aurait ainsi inspiré le personnage sans l’incarner définitivement. Ça règle le problème d’âge entre Arthur et Bruce.
💭 Ce que ce film raconte vraiment de notre société
Au-delà de l’histoire d’un psychopathe, ce Joker interroge profondément notre rapport à la marginalité. Todd Phillips, le réalisateur, s’est inspiré de Taxi Driver et King of Comedy de Scorsese pour créer cette ambiance étouffante. Le maquillage s’inspire même de John Wayne Gacy, le « clown tueur » qui amusait les enfants dans les hôpitaux avant de commettre ses crimes.
Le film a obtenu le Lion d’Or à Venise et Joaquin Phoenix a remporté l’Oscar du meilleur acteur. Hildur Guðnadóttir a également décroché l’Oscar de la meilleure musique. Avec 5,6 millions d’entrées en France, le succès a été phénoménal. Mais il a aussi suscité des débats intenses. Certains y voient une vision nihiliste où riches et pauvres sont également capables de violence. D’autres critiquent la misogynie du film où aucun personnage féminin ne s’en sort dignement.
Personnellement, ce qui m’a le plus marqué, c’est cette question : qui décide de ce qui est drôle ? Arthur veut faire rire mais ne comprend pas les codes. Il est rejeté précisément parce qu’il ne correspond pas aux normes sociales. Le film analyse cette marginalisation avec une intensité rare. Voici ce qui le distingue vraiment :
- 🎨 Une esthétique réaliste et sombre, loin des blockbusters de super-héros habituels
- 🧠 Une plongée psychologique profonde dans un esprit qui bascule
- 🎭 Une critique sociale de l’abandon des plus fragiles par l’État providence
- 🎪 Une réflexion sur le nihilisme et la violence comme réponse au mépris
Avec Joker : Folie à deux sorti en 2024, l’histoire prend une tournure musicale avec Lady Gaga incarnant Harley Quinn. Ce personnage créé en 1992 pour Batman : The Animated Series est devenu culte, surtout depuis que Margot Robbie l’a popularisé dans Suicide Squad. Lady Gaga propose une version plus sombre, examinant la « folie à deux » avec Arthur. Le film montre qu’Arthur finit par renier le Joker lors de son procès, ce qui provoque son rejet et sa mort.
Cette histoire du Joker reste puissante parce qu’elle nous force à regarder ce que nous préférons ignorer : les laissés-pour-compte, les invisibles, ceux que la société broie sans remords. Arthur Fleck incarne cette rage silencieuse qui finit par exploser. Que vous aimiez ou détestiez ce film, il ne laisse personne indifférent.

